Un livre, cela se fait comme un meuble, par ajustement patient de pièces et de morceaux. Il y faut du temps et du soin.

À lire aussi de Michel Tournier

Tiffauges laissait les rênes molles à Barbe-Bleue qui de toute sa masse défonçait les épiniers, broussait dans les oseraies, broyait les fougeraies et les bruyères.
Je suis descendu par cinq fois pour recharger la chaudière, obsédé par le souvenir de Nestor dont la mort par asphyxie dans la chaufferie de Saint-Christophe hantait cette veillée ardente.
Mon père m'avait averti qu'un séminariste m'attendrait à la gare de Beauvais. Il n'y avait personne. J'en augurai bien ...
Tous les hommes qu'il voyait s'affairer autour de lui paraissaient laids, grossiers, brutaux et cruels, et il se demandait s'il arriverait à reprendre l'habitude de vivre avec ses semblables.
L'angoisse révèle à l'homme sa solitude, et par là même sa liberté et sa dignité d'homme.
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Dans la même œuvre

... les femmes devraient militer pour qu'on leur accorde comme aux hommes le droit à la laideur.
Les couples meurent ne n'avoir plus rien à se dire.
Un bon conteur doit savoir se renouveler.
Si un homme change de femme, c'est afin de trouver chez la nouvelle une oreille vierge pour ses histoires.
Il n'y a de bonne intimité que crépusculaire.